
Anaïs
23 ans • 📍 Drôme« Après des années de souffrance, Dieu m’a redonné la joie de vivre »
je suis née dans une famille de tradition chrétienne. Mais je n’avais pas la foi. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mon enfance. Je me souviens juste du rôle que j’avais pris inconsciemment depuis ma conception : « Tu seras celle qui devra sauver ta famille du naufrage. » J’ai toujours porté ce rôle, jusqu’à ce qu’un jour ma mission échoue. Mes parents divorcent. J’ai 9 ans et c’est là que tout bascule. Mes 3 frères s’éloignent complètement et font leur vie. Et moi, je me retrouve au milieu d’une guerre entre les 2 personnes les plus importantes pour moi en tant qu’enfant. Le cauchemar a continué quand mes parents ont eu chacun de nouveaux conjoints. Chez ma mère, une suite de conjoints souvent violents de différentes manières et dans l’alcool. Chez mon père, le fils de sa conjointe, qui m’a fait subir presque toutes les sortes d’abus existants. Mes parents en dépression, comme un retour à l’adolescence. J’ai développé une colère, une insécurité, une tristesse, un vide immense et un souhait de partir pour que tout s’arrête, avec des pensées très sombres. Rejet et abus de toutes sortes également par des personnes du collège. Un vrai chaos, aucun espoir. Jusqu’au jour où je vais à un camp d’été chrétien, à l’âge de 12 ans. Pendant une célébration, le responsable nous a dit que le chant qui allait être chanté juste après, il était important de le chanter seulement si nous étions d’accord avec les paroles. Je n’ai pas écouté car, le chant étant ma passion, je me suis dit que je chanterais même sans être d’accord avec les paroles. Juste avant ce chant, j’ai juste dit : « Jésus, si tu existes, je te donne ma vie. » Je n’avais plus rien à perdre, à vrai dire. Si c’était vrai, ça pouvait me sauver et, si ça ne l’était pas, j’aurais au moins essayé. Le chant s’appelle « Le prix de ma liberté » de Antydote Louange. Lorsque nous avons commencé à le chanter, je chantais juste par passion pour la musique, puis les paroles ont commencé à me toucher. Elles parlaient de Jésus à la croix et racontaient sa souffrance subie, sa mort pour nous sauver. J’ai été profondément touchée par la phrase : « C’est dans ces cris de douleur, dans la solitude de ces heures, que ma liberté a été payée. » Je ne pouvais cesser de pleurer. Tout se vidait en moi : tout le sombre, ma souffrance, mon mal-être, ma colère, mon désespoir, tout ce que j’avais fait de mal était parti pour laisser place à un vide immense. J’avais la sensation de ne plus avoir d’organes tellement je me sentais vide et légère. Puis j’ai continué de pleurer et là, je me suis sentie remplie d’un amour, d’une paix et d’une joie qu’il est impossible de ressentir humainement. C’était vraiment indescriptible, si doux et si puissant à la fois. Je n’ai plus jamais été vide. À ce moment-là, j’ai su que Jésus était venu me rencontrer dans ma détresse pour me redonner la vie et l’espoir. J’ai su que ma vie allait changer dans le bon sens et que je ne serais plus jamais seule. Le chemin a continué, avec un pied avec Dieu et un pied dans ce que je vivais avant. Puis un 180 complet a eu lieu lorsqu’à mes 14 ans, je me suis fait baptiser. Depuis ce jour-là, j’ai réellement suivi Jésus à 100 % et un chemin de joie, de paix, de guérison et de liberté a commencé. J’y suis encore. À vrai dire, c’est un chemin qui ne se finit pas sur cette terre, mais qui nous amène à la vie éternelle. Un chemin pas toujours facile, mais qui nous emmène toujours plus loin. Une relation personnelle et réelle avec Dieu qui nous libère, nous encourage, nous soutient et nous donne la paix et la joie dans la détresse. C’est une assurance d’être aimé pour qui nous sommes, sans condition. Cet amour et cette vie qui m’ont été donnés sont aussi accessibles pour toi. C’est réel. Jésus est réel et bien vivant, et il veut et peut venir te rencontrer là où tu es, dans l’état où se trouvent ton cœur et ta vie aujourd’hui. Il suffit de faire ce que j’ai fait : « Jésus, si tu existes, révèle-toi à moi. » Et il va le faire.


















