Un homme assis sous un grand arbre lit sa Bible dans une prairie de montagne

Qu’est-ce que la foi chrétienne ?

La foi chrétienne est basée sur des promesses que Dieu a faites depuis des milliers d’années : la promesse d’une vie éternelle auprès de lui, dans un monde dépouillé de la mort et du péché.

Ces promesses ont été écrites par des hommes, au cours de différentes époques, sous l’inspiration de Dieu, par son Esprit.

Leurs écrits parlent du passé, de leur présent et de l’avenir, et surtout du plan que Dieu avait préparé avant la fondation du monde pour sauver l’homme qui s’était séparé de lui.

Pour parler de ce sujet, nous allons nous inspirer des différentes discussions que nous avons avec les personnes que nous rencontrons dans la rue.

Ces promesses ont été écrites par des hommes, au cours de différentes époques, sous l’inspiration de Dieu, par son Esprit.

Leurs écrits parlent du passé, de leur présent et de l’avenir, et surtout du plan que Dieu avait préparé avant la fondation du monde pour sauver l’homme qui s’était séparé de lui.

Pour parler de ce sujet, nous allons nous inspirer des différentes discussions que nous avons avec les personnes que nous rencontrons dans la rue.

La Bible est-elle fiable ?

« J’ai toujours pensé que la Bible avait été trafiquée, donc je n’ai aucune confiance dans le message que vous annoncez. D’ailleurs, vous, chrétiens, n’avez pas tous la même Bible. »

Il faut savoir que la Bible telle que nous l’avons actuellement n’existait pas encore au temps de Jésus-Christ.

Les Écritures utilisées par Jésus correspondaient à ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament.

Les différents écrits qui composent aujourd’hui le Nouveau Testament se sont progressivement répandus dans les communautés chrétiennes, accompagnés d’une transmission orale qui avait pour but d’expliquer et de transmettre leur enseignement.

Des lettres furent également écrites aux Églises ou à certaines personnes en particulier afin de les encourager, de les reprendre, de les instruire ou de répondre aux différentes questions qui se posaient dans les communautés chrétiennes.

Les apôtres, témoins de Jésus-Christ, avaient reçu la mission de transmettre son enseignement et d’annoncer l’Évangile.

Jésus-Christ leur avait ouvert l’intelligence afin qu’ils comprennent les Écritures, avant de les envoyer. Ils annonçaient publiquement cet enseignement à tous.

« Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. »

Luc 24 : 45 — Louis Segond 1910

Jésus-Christ lui-même se réfère constamment aux Écritures.

Il parle des Écritures comme de « la parole de Dieu » (Marc 7 : 13) et déclare que « l’Écriture ne peut être anéantie » (Jean 10 : 35).

Il explique aussi à ses disciples qu’à travers les Écritures de l’Ancien Testament, Dieu leur avait déjà révélé son plan de rédemption pour l’humanité (Luc 24 : 44-45).

Nous retrouvons une continuité que nous pouvons considérer comme fiable :

  1. Dieu parle.
  2. Les prophètes écrivent.
  3. Jésus confirme et explique les Écritures.
  4. Les apôtres reçoivent son enseignement.
  5. Ils le transmettent oralement et par écrit.
  6. Cet enseignement est à son tour conservé et transmis dans les premières communautés chrétiennes jusqu’à aujourd’hui.

La fiabilité des Écritures a souvent été remise en question, et cette question n’est pas nouvelle. Dès les premiers siècles, les chrétiens ont eux aussi été confrontés à des personnes qui contestaient les Écritures ou leur transmission.

Irénée de Lyon (évêque de Lyon au IIᵉ siècle), qui appartient aux premières générations chrétiennes et écrit très tôt dans l’histoire de l’Église, rapporte dans Contre les hérésies, III, 2, 1 :

« Lorsqu’on les convainc à partir des Écritures, ils se mettent à accuser les Écritures elles-mêmes : elles ne seraient ni correctes ni propres à faire autorité, leur langage serait ambigu et on ne pourrait trouver la vérité à partir d’elles si l’on ignore la Tradition. »

Irénée de Lyon — Contre les hérésies, III, 2, 1

Si nous voulons parler exclusivement de la fiabilité des textes et de la traduction, il y aurait beaucoup à dire, alors restons simples.

Nous disposons de nombreux manuscrits anciens et de fragments de textes, dans différentes langues, notamment en grec, en hébreu et en araméen.

Manuscrit ancien en grec évoquant la transmission des Écritures

Certaines différences sont importantes, d’autres beaucoup moins.

Il existe, d’une part, des variantes entre les manuscrits et, d’autre part, des différences concernant certains livres reconnus par les différentes traditions chrétiennes. Certains ont des Bibles avec des livres en plus, d’autres avec des livres en moins.

Mais malgré toutes ces divergences, qu’elles concernent les manuscrits ou les différents livres, le message fondamental du christianisme demeure clairement présent dans nos Bibles. Même si nous mettions de côté les passages les plus controversés et les livres qui divisent, nous retrouverions toujours les éléments essentiels du message chrétien :

  • La mort de Jésus
  • sa résurrection
  • l’appel à la repentance
  • la foi en Christ
  • le baptême
  • le don de l’Esprit
  • le jugement
  • et l’espérance de la résurrection.

Alors, peut-on vraiment dire que la Bible a été trafiquée ? Les différences entre les manuscrits et les traditions chrétiennes existent, et il ne faut pas les cacher. Mais elles ne remettent pas en cause le cœur du message transmis depuis les premiers chrétiens : Jésus-Christ est mort, il est ressuscité, et il appelle chacun à croire en lui et à recevoir le salut.

Pourquoi croire en Jésus seul ?

« Je crois que le divin est en chaque être humain, mais l’homme doit prendre conscience de cette réalité intérieure. Le salut consiste essentiellement à s’éveiller spirituellement et à retrouver son unité avec Christ. »

Le message que Jésus-Christ est venu nous apporter n’est pas celui d’une conscience qui s’éveille de l’intérieur pour rejoindre le divin et ne former qu’un avec lui.

Jésus-Christ est venu pour réconcilier l’homme avec Dieu, car l’homme méritait une condamnation à cause de ses péchés.

Jésus-Christ a souffert et donné sa vie pour nos péchés. Il est mort, puis, le troisième jour, il est ressuscité.

C’était le plan de Dieu pour sauver l’humanité. Ce plan, il en avait parlé dans les temps anciens à travers ses prophètes.

Dieu, à travers l’histoire, a fait une succession d’alliances avec les hommes. L’alliance de la Loi avec Moïse révèle le péché et montre que l’homme, par lui-même, ne peut être déclaré juste devant Dieu.

L’homme ne peut devenir juste sans Jésus-Christ.

Ce n’est pas en cherchant à devenir meilleur que nous sommes sauvés. Ce n’est pas l’union au divin qui nous sauve.

C’est l’œuvre du Fils de Dieu, qui est le seul à n’avoir jamais péché et qui s’est livré lui-même pour nos péchés.

C’est pourquoi Jésus-Christ n’est pas simplement une voie spirituelle parmi d’autres : il est celui que Dieu a donné pour réconcilier l’homme avec lui.

Jésus-Christ sur la croix dans une scène réaliste inspirée des récits bibliques

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu... »

1 Pierre 3 : 18 — Louis Segond 1910

Mais cette œuvre est une œuvre d’amour qui se reçoit par la foi en Jésus-Christ. C’est le cadeau de Dieu pour l’humanité. Par cette foi, nous sommes réconciliés avec Dieu, nous recevons son Esprit et nous sommes unis à lui. Cet amour nous change et nous transforme.

Ce n’est donc pas en cherchant en nous-mêmes une réalité divine que nous découvrons Dieu. Nous le connaissons à travers son Fils. « Quiconque m’a vu a vu le Père », dit Jésus-Christ.

Le plan de Dieu s’accomplit en Jésus-Christ. Il n’y a de salut en aucun autre nom : il est le chemin, la vérité et la vie.

Nous en avons un bel exemple dans le livre des Actes, au chapitre 10, avec l’histoire de Corneille.

Corneille est un Romain qui craint Dieu, qui le prie continuellement et qui fait beaucoup d’aumônes. Pourtant, Dieu lui envoie un ange qui lui indique avec précision où se trouve l’apôtre Pierre et lui demande d’envoyer des hommes le chercher.

Pierre vient alors chez Corneille et lui annonce le message de l’Évangile : Jésus-Christ, sa mort, sa résurrection et le pardon des péchés pour tous ceux qui croient en lui.

Pendant qu’ils écoutent ce message, le Saint-Esprit descend sur eux et ils sont ensuite baptisés.

Lorsque Pierre raconte cet événement, il précise que l’ange avait dit à Corneille que Pierre lui annoncerait « des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison » (Actes 11 : 14).

Nous voyons donc que Corneille craignait déjà Dieu et le priait continuellement. Pourtant, Dieu lui a envoyé Pierre afin qu’il entende le message par lequel il serait sauvé.

Ce n’est donc pas simplement la recherche de Dieu ou une conscience intérieure qui sauve l’homme. Dieu a donné un message précis à l’humanité : celui de Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nos péchés, en qui nous sommes appelés à mettre notre foi.

En Jésus-Christ, nous entrons dans une alliance nouvelle, annoncée par les prophètes et inaugurée par Jésus lui-même. Dieu avait promis de donner son Esprit à son peuple, et Jésus a annoncé sa venue à ses disciples.

Le Saint-Esprit n’est donc pas une divinité cachée naturellement présente en chaque homme qu’il faudrait découvrir par un éveil intérieur. Il est le don de Dieu reçu dans la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ.

Par son Esprit, Dieu vient habiter en nous. Il nous réconcilie avec lui et transforme notre vie.

Croire en Jésus, et après ?

« Je suis croyant non pratiquant. Je crois en Jésus mais je ne vais pas à l’église. Je fais ma vie en essayant d’être une bonne personne. »

Avoir la foi en Jésus n’est pas simplement reconnaître qu’il existe ou considérer que son enseignement est bon. Croire en Jésus, c’est placer sa confiance en lui, mais c’est aussi le suivre dans ce qu’il nous appelle à faire.

Une foi véritable ne reste pas sans conséquence : elle transforme notre rapport à Dieu, à nous-mêmes et aux autres.

Ce n’est pas ce que nous faisons qui nous permet d’être sauvés. Cependant, une foi qui ne produit aucun changement dans nos vies et dans nos cœurs est une foi morte. Comme l’écrit Jacques : « La foi sans les œuvres est morte. »

« Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?

Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. »

Actes 2 : 37-38 — Louis Segond 1910

À travers ce passage biblique, nous voyons comment l’annonce de Jésus vient toucher le cœur et conduire à une réponse. Cette foi entraîne une prise de conscience, un changement de direction : la repentance. Nous reconnaissons notre péché et le désir de nous détourner de ce qui nous éloigne de Dieu naît en nous.

La foi nous pousse à poser des actes concrets dans notre vie et nous amène à nous engager avec Dieu, notamment par le baptême. Le baptême est un acte par lequel nous affirmons publiquement notre foi en Jésus-Christ et notre désir de le suivre. Il marque une étape importante dans cette nouvelle vie avec Dieu et notre engagement à marcher à la suite de Christ.

Et cette nouvelle vie ne se vit pas seul. Elle nous conduit aussi à rejoindre une communauté de croyants, à recevoir un enseignement, à nous nourrir des Écritures, à prier et à grandir dans notre relation avec Dieu.

Aucune de ces choses n’est faite par obligation, ni pour obtenir quoi que ce soit. Elles sont plutôt une réponse naturelle d’une personne qui a placé sa confiance en Jésus et qui désire le suivre.

« Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. »

Luc 9 : 23 — Louis Segond 1910

La foi en Jésus-Christ ne consiste pas à recevoir toutes sortes de bénédictions en ayant le sentiment de vivre avec « une bonne étoile ». Le chemin que Jésus nous demande d’emprunter est un chemin où nous choisissons de ne plus vivre selon nos propres désirs. Cela implique du renoncement et cela se fait chaque jour.

Notre foi se traduit par une manière de vivre qui ne se conforme pas à tout ce que le monde dans lequel nous vivons nous encourage à rechercher. Elle se manifeste dans le don de soi, au quotidien, auprès de notre conjoint, de nos enfants, de notre famille, de nos voisins, de nos collègues, etc.

Mais cette foi ne transforme pas seulement notre manière de vivre avec ceux qui nous entourent. Elle nous pousse également à transmettre ce que nous avons reçu.

Elle se caractérise par la réponse à l’appel universel de chaque chrétien : annoncer à notre tour l’Évangile à ceux qui nous entourent, dans le but qu’eux aussi puissent être touchés et, à leur tour, entrer dans une démarche de foi en Jésus.

Cette annonce de l’Évangile se fait en partageant ce que nous croyons, en racontant notre témoignage et comment la compréhension du sacrifice de Jésus a changé nos vies, nos cœurs et nos mentalités, mais aussi en nous comportant à l’image de Jésus.

Des chrétiens témoignent publiquement de leur foi avec amour dans une petite ville

« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Actes 1 : 8 — Louis Segond 1910

Avoir la foi en Jésus, c’est donc bien plus qu’adhérer à une croyance. C’est commencer une nouvelle vie avec lui : une vie où nous apprenons à nous détourner de ce qui nous éloigne de Dieu, à le suivre chaque jour, à aimer et à donner de nous-mêmes, mais aussi à être ses témoins auprès de ceux qui nous entourent. Cette vie n’est pas une obligation religieuse, mais la réponse d’un cœur qui a rencontré Jésus et qui désire désormais marcher à ses côtés.

Les versets bibliques qui accompagnent ce message

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